Sault Ste. Marie a passé la dernière année à absorber les contrecoups de l’instabilité commerciale américaine. La ville pourrait aujourd’hui être au cœur de l’une des meilleures réponses à cette situation.
L’économie de la ville est depuis longtemps étroitement liée à la fabrication transfrontalière. Chaque menace tarifaire et chaque perturbation à la frontière ont eu des répercussions sur l’économie locale.
Depuis des décennies, les leaders communautaires envisagent un port commercial moderne qui relierait les ressources et les industries du Nord de l’Ontario aux marchés canadiens et internationaux. Aujourd’hui, le projet de Port de Sault Ste. Marie offre l’occasion de transformer cette vision en réalité. Une convergence rare de facteurs crée une occasion dont le moment est venu.
La transition d’Algoma Steel vers la production d’acier par four à arc électrique a libéré des terrains industriels excédentaires qui se prêtent parfaitement à l’aménagement portuaire. Parallèlement, la demande augmente pour des chaînes d’approvisionnement plus solides au service des secteurs minier, des minéraux critiques, de la foresterie, de l’acier et de la fabrication.
« Le port contribuerait à faire du Canada son propre meilleur client en créant de nouveaux liens entre les producteurs du Nord de l’Ontario et les fabricants ainsi que les marchés de consommation du Sud de l’Ontario. Il offrirait également aux producteurs canadiens de nouvelles voies d’accès aux clients d’outre-mer. »
Surtout, il s’agit d’un projet qui peut avancer rapidement. Sous la direction de APHO Ports, le plus important exploitant portuaire de l’Ontario, un nouveau port pourrait être opérationnel dès 2031, créant ainsi une porte d’entrée essentielle dans une partie sous-desservie des Grands Lacs. Relié à plusieurs réseaux ferroviaires, ce port aiderait le Canada à devenir son propre meilleur client en créant de nouveaux liens entre les producteurs du Nord de l’Ontario et les manufacturiers ainsi que les marchés de consommation du Sud de l’Ontario. Il offrirait également aux producteurs canadiens de nouvelles voies d’accès aux marchés d’outre-mer par l’entremise de la Voie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs, élargissant ainsi leurs possibilités d’exportation.
Selon des études indépendantes sur les retombées économiques, le Port de Sault Ste. Marie manutentionnerait annuellement 2,4 millions de tonnes métriques de marchandises, générerait 900 millions de dollars de PIB par année et soutiendrait 4 000 emplois directs et indirects.
Au-delà de Sault Ste. Marie, un réseau de transport maritime renforcé soutiendrait les mines, usines, fabricants et entreprises forestières de tout le Nord de l’Ontario. Un plus grand volume de marchandises transportées par voie maritime signifie moins de camions sur les routes, ce qui contribue à réduire la congestion, les émissions et les risques pour la sécurité dans les collectivités où le trafic commercial est important au quotidien.
À un moment où le Canada cherche des projets capables d’améliorer la productivité, de renforcer les chaînes d’approvisionnement, de créer des emplois et d’ouvrir de nouveaux marchés, cette proposition se démarque. Elle redonne vie à des terrains industriels, soutient des secteurs stratégiques de l’économie canadienne et peut être réalisée selon un échéancier qui répond aux besoins du moment.
L’instabilité commerciale a mis en lumière la vulnérabilité du Canada. Le Port de Sault Ste. Marie représente une occasion de bâtir une résilience économique durable.
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